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Oui nous osons parler de déconventionnement et nous faisons mieux nous organisons les Assises du Déconventionnement le 18 et 19 novembre 2022 à Paris.

Au cours de celles-ci, nous explorerons, les risques, les difficultés, les avantages, les conséquences pour les patients, les charges pour les différents modes d’exercices.
Nous inviterons juristes, économistes, assureurs, sociologues, médecins déconventionnés etc.

Pourquoi nous lancer et communiquer autour de cela ?
Parce que nous faisons le constat que les politiques vont accélérer encore l’effondrement de nos professions. 
Il suffit de lire les recommandations de la « mission flash » sur les urgences et les soins non programmés de l’été 2022, entièrement acceptées par le 1er Ministre Elisabeth Borne ; l’auteur de ce rapport étant devenu entre temps Ministre de la Santé, le Dr Braun.
Ce plan prévoie de passer le C à 40€ pour quelques rares actes sous condition alors que depuis des années nous réclamons une nette ré-évaluation de nos honoraires de consultation pour les aligner sur la moyenne européenne.

Infographie April international 2012-2014
Source April International 2012-2014

Les déclarations du Président Macron en faveur des infirmières ou du pharmacien réfèrent, de la fin du paiement à l’acte, de multiplication des CPTS, des forfaits, le poids des partis d’opposition en faveur du conventionnement sélectif montrent une volonté non pas de développer l’exercice libéral mais de construire une sorte de sous fonctionnariat à l’exercice salarié sans les avantages du statut …

Nous ne vous appelons pas à vous déconventionner mais nous voulons être le syndicat qui vous donnera le consentement éclairé s’agissant de cette possibilité d’exercice, puis une fois fait, nous lancerons, à grand renfort de communication et après vous avoir interrogés, des opérations d’annonce de déconventionnement, par territoires, par profession etc.
Nous lancerons une opération en plusieurs étapes, par lettre type séquestrée chez huissier, puis après un nouveau questionnement de chaque participant. Lancement effectif dès qu’un seuil de participants est atteint. 

La médecine libérale n’existe pas aux yeux de nos responsables politiques, ils nous voient comme une profession à disrupter, comme des pions à déplacer, comme des métiers à transformer.
Ils décident sans nous et quand ils annoncent vouloir consulter vos représentants pour construire la médecine de demain c’est après avoir annoncé l’architecture de cette médecine en un mépris de plus.
J’entends tous les questionnements sur les risques, sur le risque de médecine inégalitaire, et je vous le dis, tout cela nous allons le mettre à plat.

Mais le responsable politique doit savoir que nous nous organisons, pour aller chercher ce qu’ils ne veulent pas aborder.
Nous ne sommes ni des salariés de l’assurance maladie ni des agents de l’État, et, disons le ici, nous ne leur devons rien ou presque, le contrat conventionnel à 25€ l’acte et au regard des obligations et encadrement est devenu un contrat léonin…si nous voulons changer les choses il va falloir exister, il va falloir peser.

Ouvrir au déconventionnement c’est cela.

Dr Jérôme Marty, Président de l’UFMLS

Voir également dans la presse : https://www.egora.fr/actus-pro/syndicalisme/72837-s-ils-ne-veulent-pas-de-nous-ils-feront-sans-le-dr-marty-menace-les